Céline et Arnaud Around The World
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11 au 16 juin : dernière étape chez les Aussis à Brisbane

 

Fondée en 1824 à Redcliffe, à 28 kilomètres du centre-ville actuel, la colonie pénale de Brisbane (nom d’un gouverneur) fut ensuite déplacée en amont, dans une boucle du fleuve Brisbane (ils ne sont pas cassés pour le nom du cours d’eau...). Les premiers colons libres purent s'installer à Brisbane en 1842, peu après la fermeture du centre pénitentiaire. En 1859, la scission du nord de la Nouvelle-Galles du Sud donna lieu à la création du Queensland, dont Brisbane devint la capitale.

 

 

C’est la dernière étape pour tous, sauf François qui doit faire un petit rab’ à Sydney.

Nico et Mathilde ont leur avion le 13. Ils mettent le paquet pour visiter un maximum Brisbane.

François, Arnaud et moi y allons plus mollo. On a le temps. On passe sillonne la ville tranquillement, en particulier l’hyper centre, avec ses quelques bâtiments historiques et ses rues commerciales.

 

 

Les bords du fleuve ont été joliment aménagés avec des promenades, un jardin botanique et même un lagon artificiel pour se baigner pendant l’été (pour le moment, il fait vraiment trop froid). C’est vraiment très agréable pour flâner ou/et boire un verre.

 

 Le lagon artificiel

 

C’est le début de la coupe du monde en Afrique du Sud. Nico et Arnaud vont voir le 1ER  match de la France à 4 heures du matin au casino. Ils reviennent maussades des performances de l’équipe.

Comme toute capitale australienne, la ville s’est dotée de musées d’art, d’histoire et de sciences.

Nous prenons le temps d’y aller car ils sont toujours bien présentés.

 

 Veuve expropriée

 Russel, pendant son séjour en France

 

 Un air de déjà-vu...

 

 Art aborigène contemporain de la région

 

 Un tableau que nous avons aimés, créé par une lycéenne... On adore !

 

Le musée des sciences, plus interactif, est plutôt pas mal, avec en particulier une exposition marrante sur les moyens de transports.

 

 

 

 

La partie sur les animaux est aussi très intéressante avec son mur gigantesque consacrée à la comparaison des espèces sur différents critères (taille, saut, poids...) et son exposition consacrée aux animaux australiens menacés.

 

 

 Pour Mathilde...

 

 

Après le départ de Nico et Mathilde, c’est au tour de François le 14 au soir. Il va terminer son séjour en Australie par quelques jours à Sydney.

 

 Dernière soirée tous ensembles

 

Cela nous fait bizarre de nous retrouver tous les deux.

Le 15 juin, cela fait exactement 200 jours que nous sommes partis. On commence à s’ennuyer à Brisbane. Nous avons pas mal vu la région et si on voulait découvrir quelque chose de nouveau, il faudrait prendre l’avion et on manque de temps. On décide donc de quitter en avance l’Australie. On s’arrange avec British Airways et on obtient des billets pour le 16 à la place du 23. On est content car cela va nous permettre de profiter plus longtemps de Singapour et de Hong Kong.

On finalise quelques achats le dernier jour et c’est parti. Au revoir les Aussis !!!!!!!!!!!

En route pour un autre continent !

 



Publié à 17:10, le 16/06/2010, Brisbane
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9 juin et 10 juin : petite incursion dans le sud de Brisbane : Surfers Paradise, Byron Bay et Nimbin

 

Nous quittons Noosa en ayant le sentiment de s’être posés, ce qui est agréable vu le rythme de ces derniers jours.
On a décidé de ne pas aller tout de suite à Brisbane et de descendre à Byron Bay. En effet, c’est le début de la saison où les baleines à bosse remontent au nord et sont visibles depuis le phare de la ville.
Nous faisons une étape déjeuner à Surfers Paradise. Surfers Paradise, c’est la Miami australienne dans toute sa splendeur : ville « m’as-tu-vu » avec des gratte-ciels, des casinos et des bars boites. Ici, le superficiel est roi. C’est à voir mais on s’enfuit vite.
 
 
On arrive à Byron Bay en milieu d’aprèm. On file direct faire la ballade sur la péninsule avec le phare. La péninsule de Byron Bay est la portion de terre la plus à l’Est de l’Australie. Les différents points de vue le long de la ballade sont magnifiques.
 
 
On aperçoit des dauphins jouant dans les vagues et surtout, on a la chance de tomber sur une journée avec de nombreux passages de baleines. A peine arrivés au phare qu’on en aperçoit au loin. C’est magique ! On a la possibilité d’en voir plusieurs sans trop attendre. On voit évoluer une baleine et son baleineau pendant un long moment sur la côte.
 
Les dauphins
 
 
 Maman avec son baleineau
 
 
La fin de la ballade, de nuit, est plus difficile. La fatigue se fait sentir dans les rangs, surtout lorsqu’on ne retrouve pas le parking de la voiture. LOL !!!
Heureusement la soirée se termine bien autour d’un petit plat thaï dans la ville.
 
 
Le lendemain, on part tôt pour aller voir le village de Nimbin.
 
 
Nimbin est un village rural jusqu'en 1973, quand, lors du festival du Verseau, un grand rassemblement d'étudiants, d'altermondialistes, de hippies et de fêtards investissent les lieux. L'événement attire l'attention des autorités et des services de police qui constatent que les hippies consomment de la marijuana. De nombreux participants au festival se sont alors installés pour former des communautés, certaines fédérées autour d'une philosophiemais la plupart sans idéologie particulière. Depuis lors, le secteur a attiré de nombreux auteurs, artistes, musiciens, acteurs, écologistes, adeptes de la permaculture, petits fermiers et autres utopistes en quête d'une société nouvelle.
Et surtout, un vrai business « vert » s’est construit. Autrement dit, beaucoup de touristes y viennent pour goûter l’herbe et les champignons du coin.
 
 
  
Comme ce n’est pas trop notre trip de tester ce genre de nourriture "bio", on fait vite le tour de la ville et on enchaîne direct pour le parc Lone Pine Koala Park.
Il s’agit d’un mini zoo orienté sur la faune australienne. Même si c’est très touristique, on y  passe un bon moment à observer les nombreux koalas, mais aussi des wombats, un diable de Tasmanie, des kangourous, un ornithorynque, des oiseaux à foison...
 
les koalas, toujours aussi mignons
 Le koukaboura (oiseau préféré d'Arnaud pour son cri)
 Le wombat (tout se joue avec son derrière !)
 Le diable de Tasmanie (il boudait...)
Les kangourous, on en a même vu se boxer entre eux
 Le cassoar, grand copain de Mathilde, trrrrouuuuuut !!!!
 
On s’installe le soir dans un backpack de Brisbane. C’est notre dernière étape en Australie.


Publié à 16:20, le 10/06/2010, Byron Bay
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6 au 8 juin : repos à Noosa

 

On arrive à Noosa Head en soirée. On a bien fait de réserver nos chambres au YHA car il est relativement plein.
La ville est très sympa avec une grande plage, de l’animation avec des restaus et des boutiques, et une grande ballade à faire le long de la péninsule.
Dès le lendemain, Nico et Mathilde se mettent à la recherche d’un appart à louer. Ils ne tardent pas à trouver une superbe opportunité dans les hauteurs de la ville : un magnifique penthouse avec 3 chambres, vue sur la baie et un jacuzzi sur le roof. Ils emménagent le jour même et nous prévoyons de nous joindre à eux le lendemain car on a décollé trop tard pour faire le ceck-out
On passe une bonne journée plage. Il fait beau et chaud (contrepétrie belge) et les garçons se baignent.
 
 
 
En milieu d’après-midi, on part faire une ballade sur la péninsule où il est possible de voir des koalas.
 
 
Nous n’en trouvons malheureusement pas mais en revanche on voit plein de dauphins à différents endroits, avec une mention spéciale pour ceux que l’on aperçoit en train de jouer dans les vagues lors du crépuscule. Grandiose !!!
 
 
On passe une supère soirée à l’appart.
 
 
On fait rapidement le changement de chambre le lendemain. Je file faire un footing sur le chemin de la veille. Je vais beaucoup plus loin. C’est très motivant de courir dans un tel cadre : mer à gauche, forêt d’eucalyptus à droite, dauphins à gauche et koalas (2) à droite. Cela va être dur de se réadapter à courir autour des Bords de Marne...
On file ensuite à la plage. On fait également un peu de shopping. Le soir, on surprend un échidné dans les fourrés longeant la route en revenant des courses. Le pauvre, j’ai failli marcher dessus en le cherchant. On aperçoit bien son petit nez fin.
 
 
On se sent vraiment bien dans cette ville et cet appart. Du coup, on décide d’y passer une journée de plus.
 
 
Le lendemain, Nico et Mathilde décollent tôt pour aller faire du kayak le matin et l’après-midi prendre une leçon de surf. Ils reviennent très enthousiastes.

Promis je m'y mettrai une prochaine fois. Je préfère farnienter. 

 



Publié à 04:12, le 8/06/2010, Noosa Heads
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3 au 5 juin : mon anniv dans l’Outback

 

Bon anniversaire Moi !!!!
Après la Grande Barrière de Corail, nouveau passage dans l'Outback australien.
Nous avons choisi comme 1ère étape la petite ville d’Emerald, toujours dans le Queensland..
Pour profiter encore plus du bush, on fait le trajet majoritairement via des routes normales à la place de la Highway. On n’est pas déçu.
 
 
On traverse des petits patelins vraiment au milieu de nulle part, où les gens semblent d’un autre monde. Je me souviendrai longtemps de ce petit lunch dans la station service glauquissime d’un bled au milieu de nulle part. Magique !
 
 
On arrive à Emerald en fin de journée. On s’installe tous les 5 dans une grande chambre au Motel 707. La chambre et l’agencement du motel sont exactement comme on imaginait un motel en Australie.
 
 
On passe ma soirée d’anniversaire dans un restau sympa de la ville. Je souffle mes bougies sur un magnifique cheesecake mangues et je suis gatée.  On passe une excellente soirée, relaxante après la journée voiture.
 
 
On se couche vraiment fracasse de la journée.
 
 
La région d’Emerald est connue en Australie et même internationalement par les amateurs de saphirs. En effet, elle est le plus gros fournisseur au monde de cette charmante pierre. L’Etat en a limité l’extraction en régulant les droits de possession des terres de la région et en limitant les machines utilisables. Ainsi, les concessions sont majoritairement exploitées par des particuliers, tous passionnés par la recherche de saphirs. Nous allons visiter une ancienne mine dans le village de Rubyvale à quelques kilomètres de Sapphire (logique !).
 
 
Autour, ce n’est que des jardins terrains vagues avec des trous et des machines pour l’extraction. On ne vient pas s’installer ici par hasard. Toutes les personnes vivant dans la région sont animées par la même fièvre. Cette ambiance a des côtés Far West. La visite de la mine est très intéressante.
 
 "Ecoûte, c'est important !!!"
Arnaud: "quel tapage pour des pierres, ça va lui donner de nouvelles idées de vacances, chouette..."
Céline: "je ne partirai pas sans avoir trouvé des saphirs !!!! "
François: "si qqn trouve un saphir, je lui pique !!!"
Mathilde: "Chouuuuuuuuu, j'en veuuuuuuuuuxxxxxxxx !!"
 
La guide passe elle-même tout son temps libre à rechercher des saphirs, les soirs et week-end, en famille.
Cela nous donne envie de faire de même, d’autant que des photos d’heureux chercheurs terminent la visite. On achète donc un seau rempli de terre. La guide nous montre : il faut d’abord tamiser, puis nettoyer puis trier, et recommencer. On s’y met tous et bien sûr, on se prend au jeu.
 
 
Et on trouve même quelques saphirs. Malheureusement ils ne sont pas assez gros. Dommage.
 
Nous repartons donc, pas plus riches, pour une autre « far est » : Baralaba.
 
 
Ils sont encore là...
 
 
Trains transportant du charbon, nous avons comptés 84 wagons, tractés par 2 locomotives
 
Nous y allons plus précisément pour passer une grosse journée à la ferme de Myella. Ici, l’isolement est complet et on dirait que le temps s’est arrêté.
 
 
Autour, ce n’est que bush et rien d’autres, en dehors d’une mine de charbon à l’entrée de la ville.
La ferme est tenue par d’authentiques Aussies issus de la « Fifth Fleet » de bagnards anglais. On sent par leur attitude que la vie est rude.
On fait aussi rapidement la connaissance de Jojo, un kangourou résidant dans le coin et aussi de toute une autre bande broutant pas loin dans les champs. Ils ne sont vraiment pas farouches.
 
 
On se fait une belle ballade en fin d’après-midi au milieu du bush. On tombe sur quelques wallabies.
 
 
Les couleurs du soir sont magnifiques.
 
 
Soirée calme: Jojo est là. Mathilde et Nico se font expliquer des casse-têtes par le vieux fermier. Ambiance...
 
 
 
 La principale activité de Myella est l’élevage de vaches pour la viande et le lait. Moyennant un forfait, on peut participer à toutes les activités de la ferme.
 
 
 
Ainsi, avec Mathilde, on nourrit les petits veaux au biberon, les poules et surtout, on va faire une grande ballade à cheval dans le bush, avec Mervin.
 
 Entrainement...
 
On passe vraiment un moment génial. Après avoir préparé nos chevaux, on part dans un champ de vaches. Mervin nous fait faire les cowgirls en nous demandant de nous placer de sorte à conduire le troupeau dans une autre parcelle. J’adore vivre cette expérience. Je suis à fond dans ma tâche. On fait ensuite une grande ballade dans le bush. Le fait d’être sur un cheval donne un point de vue plus élevé sur le paysage. On aperçoit un groupe de 3 kangourous dont un très grand.
 
 
  
Les garçons pendant ce temps là vaquent à leurs occupations : Arnaud et François vont chacun leur tour courir. Arnaud se fait même accompagner par Jojo un petit moment. François se régale à observer des serpents sur son passage, avant d’aller se rafraichir dans la piscine. Nico se repose.
 
 
On part en début d’après-midi pour Noosa, où on prévoit cette fois-ci de se poser pour plusieurs jours. Cette petite virée dans l’Outback aura vraiment été intéressante pour nous, car différente des arrière-pays aussis qu’on avait pu voir depuis Sydney.


Publié à 04:23, le 5/06/2010, Rockhampton
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31 mai au 2 juin : un petit tour dans les îles pour fêter les 26 ans de François

 

Nous avons prévu de faire une croisière de trois jours dans l’archipel des Whitsundays, au large d’Airlie Beach. L’idéal serait de partir dès le début d’aprèm du 31 pour ne pas perdre trop de temps sur le planning. Du coup, on commence avec Mathilde à prospecter le plus tôt possible le matin. Les agences de voyage ne manquent pas et on choisit après négociations, une croisière backpack avec 13 autres petits copains, partant l’après-midi même. Cela nous laisse juste le temps d’aller faire un plein de boissons pour les 3 jours à venir.
 
 
Nous embarquons donc sur le Broomstick, charmant bateau à voiles d’environ 130 feet (je vous laisse convertir en mètres).
 
 Notre bateau
heuuu, non, en fait, c'est celui-là ...
 
Et contrairement à ce qu’on se disait, l’équipage ne tarde pas à sortir la grande voile pour se diriger vers Hook Island.
 
 
On fait dès notre arrivée un premier snorkelling. La lumière n’est pas forte et la mer est remuée mais Arnaud et moi sommes tout de suite étonnés de la variété de coraux.
 
1er coucher de soleil...
 
L’ambiance sur le bateau est sympa : musique, équipage faisant tout pour rendre l’atmosphère festive pendant la soirée, bouffe de bonne qualité. L'organisation est très pro.
 
 
Le lendemain, c’est l’anniversaire de mon frère chéri.
 
Bon anniversaire François !!!!!!!!!
 
Grand soleil. Le programme pour cette journée spéciale est on ne peut plus exceptionnel avec le matin de la farniente sur la Whitehaven Beach et l’aprèm, des petits snorkelling au nord de Hook Island.
La plage de Whitehaven est une des plus célèbres plages d’Australie : longue de 7km, dotée d’un sable blanc ultrafin et d’une eau bleue turquoise, elle est juste paradisiaque. Les photos parlent d’elles-mêmes.
 
 un des résidents de l"île
...
 
On passe un moment génial dans ce cadre paradisiaque entre ballade, observation de raies pastenagues et baignades.
On réembarque pour cette fois-ci aller faire du snorkelling dans différents spots sur Hook Island. On a la chance de tomber avec François et Arnaud sur une petite tortue verte lorsqu’on est à Maureen’s Cove. On s’amuse à la suivre plusieurs fois (tant qu’elle ne cherche pas à nous semer). Et surtout, comble de notre plongée, on voit même avec François une raie requin, impressionnant d’autant qu’elle passe juste au-dessus de François alors en train de nager sous l’eau.
 
 
On va assister au coucher du soleil dans un endroit magnifique : Longford Reef, île qui disparaît pratiquement à marée haute.
 
 
On va s’ancrer pour la nuit à Baird Point, bras de mer entrant dans l’île de Hook. Soirée festive car on avait prévu un gâteau (un mud cake bien sûr) avec des bougies pour l’anniv’ de François. Il est ravi.
 
les rois du mudcake !!!
 
Un peu plus tard dans la soirée, des dauphins viennent nager autour du bateau. Génial !!!!!
Le lendemain, les plus motivés font un dernier petit snorkelling à 8 heures avant de reprendre le large à la voile pour Airlie Beach.
 
 
On arrive à quai en fin de matinée. On passe une aprèm calme et shopping. Demain, départ pour l’Outback !


Publié à 17:58, le 2/06/2010, Whitsunday Island
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28 au 30 mai : direction Townsville et Magnetic Island

 

On décide de prendre la journée pour aller à Townsville : en effet on souhaite prendre le temps de s’arrêter faire une ballade auprès d’une rivière à cascades et surtout de se remettre en chasse aux casoars à Mission Beach.
Comme au nord de Cairns, la forêt abritant les cascades est très luxuriante.
 

 

Plusieurs bassins s’enchainent avec dans certains des petites tortues d’eau.
 
 
 
Personne n’a le courage de se baigner. On croise des marcheurs faisant un raid de 7 jours de plus de 500km. C’est leur 5ème jour et ils sont dans un drôle d’état.
On mange à Mission Beach, directement sur l’immense plage. Génial.
 
 
Cependant cela fait bizarre de voir une si belle plage sans pouvoir s’y baigner (toujours à cause des risques de piqures de méduses). Un peu comme si Arnaud, François et Nico achetaient un beau mudcake sans pouvoir le manger. LOL.
 
 
On reprend la route. Les panneaux de casoars sont là, en multitude. Avec Mathilde, on est fan...
 
 
On guette. Et soudain, au milieu d’un champ sans culture, Arnaud en aperçoit un. On stoppe direct et cette fois-ci on a largement le temps de le voir et même de l’approcher.
 
 
On traverse des hectares et des hectares de champs de cannes à sucre avant d’arrivér en début de soirée à Townsville. On prend un dortoir dans un backpack bien miteux et on prévoit d’arriver à l’arrach’ le lendemain matin tôt au ferry du bateau pour Magnetic Island
 
 
Magnetic Island est à environ une heure de ferry de Townsville. On décide d’y aller pour sa faune, en particulier les koalas et les wallabies. On décide de passer la voiture car l’île est grande.
 
 
On va dès notre arrivée faire une grande ballade dans un sentier menant à des forts construits pour se protéger des Japonais pendant la 2nde Guerre Mondiale. L’intérêt de cette marche est surtout de traverser cette partie de l’île qui est une réserve avec entre autres des koalas. On part donc, la tête regardant en l’air pour apercevoir la charmante bêbête dans les eucalyptus.
Le paysage est très sec et méditerranéen. On sent parfois des odeurs fortes d’agrumes émaner des arbres. C’est vraiment agréable et les points de vue sur la forêt et la mer sont magnifiques.
 
 
Côté faune, on aperçoit au sol des traces de serpents mais ils sont bien cachés à l’approche de François, le geek des reptiles. Il y a aussi plein de papillons. Au grand contentement d’Arnaud, on tombe sur un magnifique kookaboura, mais il ne daigne pas s’exprimer. Dommage.
 
 
Les koalas sont bien cachés. Il faut dire qu’ici, il s’agit d’une autre espèce beaucoup plus petite et à la fourrure plus grise. On est bien décidé à en trouver d’autant que Mathilde, Nico et François n’en n’ont pas encore vu. Et soudain, en remontant un petit chemin, on tombe sur un (merci Arnaud), confortablement endormi entre deux branches d’un petit eucalyptus. Il est vraiment touchant surtout lorsque, de temps en temps, on le voit se repositionner lentement sur l’arbre sans vraiment se réveiller. Mathilde et moi faisons bien 300 photos chacune de la peluche. Je ne me lasse pas de regarder les koalas.
 
Gros dodoooooo ....                          
 
La suite de notre ballade nous emmène au point culminant d’une colline. De là, les points de vue sont magnifiques et j’envie presque les militaires d’avoir travaillé au milieu d’une telle nature...
 
 
Au retour, on tombe à nouveau sur un koala, cette fois ci à notre hauteur et éveillé. C’est vraiment trop mignon. Je suis aux anges.
 
 
On a prévu du camper. On va monter notre tente au Bungalow Bay, un grand camping avec également des bungalows (le scoop !) au milieu de la nature.
 
 
On y va, outre pour son cadre, pour son mini zoo où l’on peut entre autres prendre des koalas dans les bras. Je sais que c’est très limite éthiquement de toucher un animal sauvage mais je ne résiste pas car ma peluche était un koala quand j’étais petite. À vrai dire, j’attends ce moment avec impatience depuis que je suis arrivée en Australie.
On réserve pour une visite du parc peu de temps après notre arrivée. C’est vraiment une attraction à touristes car on peut découvrir et toucher de multiples reptiles (au grand bonheur de François), des perroquets. Nico et Arnaud tolèrent même que Mathilde et moi nous fassions embrasser par un magnifique cacatoès noir.
 
 
 
Et le moment tant attendu par Mathilde et moi arrive enfin.
 
 
Je suis euphorique lorsque la ranger vient déposer sur moi le koala, qui entre nous soit dit fait un bon poids. Je le serrerais bien plus fort si ce n’était que moi, mais la bête est placée de telle sorte qu’elle ait la sensation d’âtre sur une branche pour ne pas la stresser. C’est décidé, dans une autre vie, je serai spécialiste koalas dans un parc animalier !
 
 
La ranger nous emmène en forêt : Elle nous invite à goûter aux fourmis vertes, réputées pour leur acidité et régulièrement mangées par les aborigènes. Sans moi, mais François et Arnaud se lancent. Elle nous montre également un peu plus loin des arbres couverts de fleurs. Elle secoue le tronc de l’un d’entre eux et, comme dans les films, les fleurs s’envolent : il s’agit en fait d’une multitude de papillons bleus posés sur les branches. Magique !!!
Comme on n’a toujours pas vu de wallabies en liberté, on part ensuite se balader vers les champs voisins. Et ils sont là, à l’orée de la forêt, à nous observer en se demandant pourquoi on les regarde.
 
 
Au retour au camping, on tombe au moment du nourrissage quotidien des loriquets arc-en-ciel. Un ranger sort avec une bassine remplie de graine et de pain. Une nuée d’oiseaux se précipitent dans une cacophonie de piaillements incroyables.
 
 
On passe une soirée supère sympa avant de se glisser dans nos duvets, non sans avoir fait une petite escapade dans la nature pour voir des possums. On tombe plus sur des wallabies dans le terrain de camping.
Le lendemain, réveil aux aurores aux sons des oiseaux, en particulier de celui dont le cri ressemble à un bébé qui pleure. On s’y tromperait.
On replie vite fait nos tentes et nos duvets et on va à Horseshoe Bay, la plage derrière le camping pour faire du snorkelling et profiter du beau sable fin. Le cadre est juste idyllique.
 
 
On reprend la route en milieu d’après midi pour le ferry. On enchaine directement les kilomètres pour arriver le soir même à Airlie Beach.
 


Publié à 14:15, le 30/05/2010, Townsville
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26 et 27 mai : à la poursuite des casoars de la rainforest

 

C’est le grand départ pour le road trip. Arnaud part récupérer la voiture chez Herz à l’ouverture de l’agence. Notre 1ère étape est au nord à Cap Tribulation puis retour pour une nuit à Cairns avant d’entamer notre descente sur Brisbane.
Plus on remonte au nord de Cairns, plus le climat devient chaud et humide. On prévoie d’être à Cap Tribulation seulement le soir. Cela nous laisse le temps de faire des petits arrêts baignades dans les bassins d’eau cristalline de la gorge de Mossman et sur des plages.
 
 
La végétation change progressivement pour devenir plus tropicale.
On ne s’arrête pas à Port Douglas. On file direct à Daintree Village pour prendre le Cable Ferry pour traverser la rivière. C’est étonnant qu’un pont n’ait pas été construit mais du coup cela crée une atmosphère très aventure. On imagine aisément les crocodiles et autres horribles bestioles cachés dans la mangrove. De l’autre côté, la nature est très sauvage. La forêt est dense et l’humidité dans l’air est forte.
 
 La Daintree River
 
La route est devenue très tortueuse, avec de nombreux départs de ballades. Nous prévoyons vue l’heure de les faire demain.
La rainforest est l’habitacle d’une espèce d’oiseau en danger d’extinction : le casoar, sorte d’émeu à tête de dindon rock’n roll.
 
 
Il s’agit en fait d’un oiseau coureur ne sachant pas voler, de la taille d’un homme adulte, avec une excroissance de peau rouge sur le cou et sur sa tête bleue et violette une grosse corne.  Comme les émeus, c’est le mâle qui couve les œufs et assure l’éducation des poussins. Le casoar est très important dans l’écosystème de la rainforest car c’est le seul animal du coin capable de disséminer plus de 70 catégories de graines en particulier celles des très gros fruits. On en a déjà observé au Wildlife Parc de Sydney mais on ne serait pas contre d’en voir un en liberté. Une 60aine a été répertoriée dans la région.
Comme on ne sait pas trop comment les voir, on décide d’aller au Daintree Discovery Center. C’est pas mal car il s’agit d’un sentier aménagé avec des explications sur la faune et la flore. Une immense tour de 23 mètres de hauteur permet de monter au dessus de la canopée. Le panorama sur la forêt et la mer est magnifique. Par contre pas de casoar. On reviendra demain.
 
On reprend la route pour s’arrêter dans un camping à Cap Tribulation. C’est assez roots et on y a vraiment une atmosphère de bout du monde. On monte nos tentes juste pendant la tombée de la nuit. Les moustiques nous soutiennent en venant déguster nos jambes...
 
 
On passe une excellente soirée. Nous sommes réveillés le matin au son des oiseaux en particulier des koukabouras, oiseau dont le chant ressemble curieusement au cri des singes dans la jungle. On va faire un tour sur la plage derrière le camping. Le chemin dans la mangrove est impressionnant et la vue à l'arrivée sur la plage magique.
 
 Plage paradisiaque mais eau dangereuse
 
Après avoir refait un tour dans le parc de la veille, on va faire des ballades dans différents sentiers aménagés pour serpenter la forêt.
 
 
C’est vraiment chouette et on arrive à voir des tortues d’eau, de nombreux oiseaux, des araignées énormes et un serpent Green Snake. Arnaud et Nicolas ont même la chance d’assister en direct à la chasse mortelle d’une malheureuse grenouille par un autre serpent. Terriiiiiiiible !!!!
Les chemins mènent parfois sur des plages magnifiques.
 
 
On continue notre recherche de casoars dans les endroits nous indiquant sa possible présence. On pressure Arnaud pour qu’il roule au pas sur la petite route et chacun a la mission de regarder d’un côté de la voiture. Et soudain, on en voit un, miracle, sur un sentier perpendiculaire. On est tout fou. C’est vraiment rare d’en voir d’après ce que nous ont dit des rangers. On coure dans l’allée car il est loin. On a juste le temps de le revoir avant qu’il rentre dans la forêt. On cherche à le suivre. François, Mathilde et moi allons dans la forêt nous faire attaquer par les moustiques et les petites branches. On entend soudain Nico et Arnaud nous appeler. Le casoar est en train de retraverser l’aller plus haut. J’ai juste le temps de l’apercevoir. Magnifique. Malheureusement Mathilde n’a pas eu le temps de le voir et on prévoit de se relancer dans sa recherche à Mission Beach au sud de Cairns.
  Mathilde aurait bien aimé voir le casoar...
On reprend le chemin pour Cairns où on a prévu de dormir avant de partir à Townsville.

 



Publié à 13:51, le 27/05/2010, Daintree
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22 au 25 mai: à Cairns et Green Island

 

Plus on s’approche de Cairns, plus je suis impatiente car François est déjà arrivé. Et en effet, nous le retrouvons à l’entrée du YHA en train de nous attendre. Grosse émotion après ces longs mois sans se voir. On va se boire un verre pour fêter ça et se raconter mille choses.
 
Arnaud part de bon matin le lendemain chercher les Tutu. Ils ont voyagé pendant 24 heures mais luttent la journée pour ne pas coucher. Ils tiennent jusqu’à 21h.
 
 
On passe les deux jours suivants à se reposer et organiser le trajet jusqu’à Brisbane. Aranud gère comme un chef avec Nico la location de notre voiture.
Cairns est une des villes de la côte Est la plus proche de la Grande Barrière de Corail. On va passer une journée à Green Island pour être dessus et aller observer les petits poissons. On réserve un tour le matin même du départ à 7h pour 9h. C’est sportif et je crois que l’hôtesse du YHA qui espérait terminer tranquillement sa nuit se souviendra de nous.
La traversée pour l’île dure une bonne heure. Il y a beaucoup d’asiatiques sur le bateau, qui comme à Bora Bora ne se baigneront pas. L’île est en fait ce qu’on appelle en Polynésie un motus.
 
Il n’y reste pas grand-chose de sauvage avec la présence d’un grand hôtel à l’intérieur avec piscine, spa, des boutiques, un mini zoo sur les animaux d’Australie, un héliport, des bateaux à fonds de verre... On y passe malgré ça une excellente journée, à bronzer sur la plage et à aller observer les patates de corail. C’est beaucoup moins poissonneux qu’en Polynésie, en revanche, les coraux sont beaucoup plus diversifiés. Le bord de l’île sur le récif est aussi très beau.
 
 
Cairns, en dehors des excursions sur la Grande Barrière de Corail n’a vraiment que peu intérêt touristique. A cause des risques de piqures mortelles de méduses on ne peut pas se baigner et son fameux lagoon, sorte de piscine d’eau de mer est fermée pour réparation. On en part donc le plus vite possible.
 
 
On décide en effet de passer les deux prochains jours à Cap Tribulation à environ 80 km au nord de Cairns.


Publié à 14:20, le 25/05/2010, Cairns
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18 au 22 mai : Rien, toujours rien, et encore rien, dans l’Outback du Nothern Territory

 

On quitte l’Etat d’Australie Méridionale pour le Territoire du Nord, où les aborigènes seraient arrivés il y a plus de 60 000 ans. Le vol en avion nous donne un bon aperçu de l’étendue du désert entre Adelaïde et Alice Springs.
 
 
 
On a donné rendez-vous aux filles directement au YHA. Ce n’est pas le meilleur qu’on ait fait en terme de propreté mais ça ira pour une nuit. Pendant qu’Arnaud va faire un « long » repérage du lieu où récupérer la voiture, je me promène en ville et aperçoit les premiers aborigènes. C’est juste pathétique : habillés comme des clochards, ils déambulent dans la rue, l’air assommés. La plupart sentent l’alcool. Les clichés semblent réalistes.
 
 
On organise notre tournée des sites le soir avec les filles : on fera d’abord Kings Canyon, puis les Olgas et en dernier Ayers Rock. On prévoit de partir vers 9 heures, le temps d’aller chercher la voiture. Il nous faudra 5 bonnes heures de route pour arriver à Kings Canyon.
On voulait voir de l’Outback, on en voit. On s’enfile des kilomètres de route toute droite au milieu de paysages d’arbustes, de petits eucalyptus.
 
 
A ma déception, on ne voit pas d’animaux, sauf quelques émeus trainant vers la station sauvage.
 
 
On s’arrête pour voir des impacts de météorites, quelque part au milieu de nulle part (Henbury Meteorite Craters).
 
 
La route est longue, avec un paysage qui ne change pas. C’est très troublant car du coup, on a l’impression de ne pas avancer. On perd la notion du temps.
On arrive à Kings Canyon en milieu d’après-midi. Il est trop tard pour commencer la longue ballade faisant le tour du canyon. On va quand même jusqu’à un view point à l’intérieur du canyon où les montagnes forment un cirque. Le ciel est gris mais cela n’atténue pas le rouge ocre de la roche et le vert de la végétation.
 
  
On va s’installer au camping du Kings Canyon Resort, immense et unique complexe du coin. Et les prix de tout sur place s’en font ressentir. On avait prévu ce point en venant avec des provisions pour les 3 jours. On campe tandis que les filles, sans tente, dorment dans la voiture.
 
 
Il pleut pendant la nuit Et oui, il pleut dans le désert de l’Outback, on avait bien tout prévu sauf ça.
On est vite réveillé. On replit la tente trempée vite fait puis on part faire la marche en haut du canyon. On a un peu froid mais la côte pour monter en haut des falaises de 100 mètres nous réchauffent, d’autant que des groupes d’Alice Springs sont déjà là et on accélère la marche pour les doubler.
 
 
Les vues du haut du canyon sont spectaculaires. Par endroit, on marche sur des sortes de plateformes naturelles, ou on longe le bord des falaises. La flore a parfois réussi à s’implanter on ne sait comment en creusant la montagne pour trouver de l’eau. C’est vraiment beau.
 
On file ensuite vers les Monts Olgas. Ce site est sur un territoire aborigènes. Ces derniers l’appellent d’ailleurs Kata Tjuta. Ce site, sacré, est en fait un regroupement au milieu du bush de petits dômes arrondis (le plus haut fait 546 mètres, soit 200 mètres au-dessus d’Ayers Rock) et de gorges. Il pleut, heureusement qu’on a emmené nos belles parkas de Patagonie. On emprunte le Chemin des Vents, chemin formant une boucle de 7 km traversant le site. On a la chance de voir les dômes avec des petites cascades d’eau. Cela fait bizarre de voir la pluie dans un tel endroit.
 
 
On va planter notre tente à Yulara au Ayers Rock Resort. On a juste le temps de la monter avant la nuit. Ça caille mais heureusement les douches sont chaudes (et les bières bien fraîches).
On est levé encore plus tôt le lendemain. Il a beaucoup plus.  On part direct sur Ayers Rock ou Uluru pour les aborigènes.
 

Nous croisons un dromadaire en entrant sur le site. Oui oui, un dromadaire ! Ils furent introduits en 1840 par les explorateurs anglais pour voyager dans le bush désertique. Remis en liberté ensuite, ils se sont parfaitement adaptés à leur nouveau cadre et leur population continue à augmenter.

 

Après un peu de route au milieu des arbustes, l’immense monolithe apparaît enfin au milieu de nulle part, majestueux. Plus on s’en approche, plus le rouge ocre s’intensifie. On va faire une marche aux pieds du rocher. La pluie a rempli les cascades, qui ruissellent, fait rare, d’après les locaux.
De près, il est tout craquelé et il fait vraiment immense.
 
Le monolithe d'Uluru est un site sacré des aborigènes, ils lui vouent un grand respect et, bien que leurs rites demeurent secrets, on sait que deux sites d'Uluru sont d'une haute importance religieuse : l'un pour les femmes âgées, l'autre pour les hommes les plus initiés, qui y convergent par centaines lors de rares cérémonies.
 
Il existe différentes interprétations données par les étrangers aux histoires ancestrales aborigènes concernant l'origine d'Uluru, de ses failles et de ses fissures. Il aurait été bâti au Temps du rêve (Tjukurpa). Son isolement dans la plaine et la violence des orages que sa masse attire en font un lieu de référence mythique. Une de ces interprétations avance que :
« Uluru fut érigé au cours de la période de création par deux garçons qui jouaient dans la boue après la pluie. Lorsqu'ils eurent fini de jouer, ils voyagèrent en direction du sud vers Wiputa. Se battant l'un contre l'autre, ils se dirigèrent vers le mont tabulaire Conner, au sommet duquel leurs corps sont préservés sous forme de rochers. »
Une autre interprétation parle de serpents qui menèrent de nombreuses guerres autour d'Uluru, entaillant la roche, tandis qu'une autre encore raconte que deux tribus d'esprits ancestraux, invités à une fête mais distraits par la beauté de la Femme Tiliqua manquèrent à leurs engagements ; en réponse, les hôtes en colère invoquèrent le Mal dans une statue de boue qui vint à la vie sous la forme d'un dingo. Une grande bataille s'ensuivit, qui se conclut par la mort des chefs des deux tribus. La terre elle-même se souleva en affliction face à ce carnage, créant ainsi Uluru.
Uluru est le lieu central des croyances des Anangu, pour qui le serpent arc-en-ciel Yurlungur dort dans l'un des bassins du sommet. Tout autour de ce rocher, de nombreux sites sont sacrés et porteurs de mémoire et de légendes.
 
 
                                                                                Un dingo
 
On quitte Uluru en fin de matinée. Notre première occupation est de faire sécher la tente. On se fait une bonne petite bouffe avec les filles. On aura vraiment bien rigolé durant ces plusieurs jours passés ensembles. J’ai hâte d’être à Cairns pour retrouver François qui doit arriver le 21 au soir et les Tutu qu’Arnaud ira chercher le lendemain de notre arrivée à l’aéroport.
On passe notre dernière journée à Alice Springs à se reposer et trainer dans la ville. J’achète un faux petit tableau à des aborigènes représentant la légende d’Uluru avec les deux serpents.
 
  

 



Publié à 13:21, le 22/05/2010, Alice Springs
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14 au 18 mai : Adelaïde

 

Notre avion pour Alice Springs est le 18 ce qui nous laisse 4 bons jours sur Adelaïde. On s’installe direct au YHA. La chambre est très agréable et ça fait du bien de dormir plusieurs nuits au même endroit. Le matin, c’est open pancakes, miaaaam !
Adelaïde est la capitale de l’Etat Australie Méridionale. Elle s’est dotée de musées, tout dans un même quartier, avec des collections aborigènes, européennes et aussies. La partie sur les sciences naturelles en particulier la faune du continent est très intéressante et on s’amuse autant que les jeunes classes en visite.
 
 
 
La gallerie d'art micronésien
 
La ville a connu comme Melbourne et Sydney différentes vagues d’immigrations retracées dans un autre musée. Ce musée est situé dans un ancien orphelinat et lieu de recueillement pour filles mères. Une exposition y est consacrée, expliquant la vie quotidienne. C’est juste terrible.
 
 
Notre YHA est à côté du quartier chinois. On y trouve en beaucoup moins cher tous les souvenirs qu’on trouve partout. On y mange plusieurs fois, on a vraiment l’impression d’être en Asie.
 
 
On passe beaucoup de temps à réfléchir puis mettre en place l’organisation de notre séjour à Alice Springs. Les tours en groupe sont juste hors de prix et on décide de louer une voiture en partage avec Sapho et Fanny. On ne regrette pas d’aller là bas en avion car il faut environ 24 heures de bus pour rejoindre Alice Springs, et pas en VIP bus !!!
 


Publié à 01:36, le 18/05/2010, Adélaïde
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11 au 13 mai : Plein de kangourous à Kangaroo Island (étonnant non ?)

 

Nous recroisons à l’attente du bus pour Adelaïde deux filles originaire du Medoc Sapho et Fanny qui font un tour d’Australie pendant deux mois. Comme nous les avions déjà rencontré à Canberra au YHA, on discute et on se met d’accord pour aller ensemble à Kangaroo Island et du coup mutualiser les coûts de location de voiture.

Nous prenons donc dès notre arrivée à Adelaïde un shuttle qui nous emmène à Cap Jervis, embarcadère pour Kangaroo Island. Il est 7 heures environ et on aperçoit sur le chemin de nombreux kangourous et wallabies. Le trajet en bateau dure deux heures et Arnaud aperçoit même des dauphins.
Kangaroo Island est une réserve unique de faune et de flore en Australie, très préservée en raison de sa situation insulaire. On y va en espérant voir plein d’animaux en liberté comme des koalas, des wallabies, des kangourous, des manchots pygmées, des ornithorynques, des échidnés, ainsi qu’une multitude d’oiseaux.
On s’installe à Penneshaw. La femme du YHA est vraiment sympa et nous aide pour louer rapidement une voiture dès le lendemain, car en effet, l’île fait plus de 100 km de longueur et il n’y a aucun transport public. Prendre un tour reviendrait très cher et nous ne sommes pas motivés à être une vingtaine pour observer un wallaby.
On va le soir sur la plage où sont sensés accoster les manchots pygmées. 19h00, 19h30, 20h, 20h30. Arnaud, ne vois tu rien venir ? Rien. Même le ranger ne semble pas comprendre pourquoi. Il fait froid pour attendre plus longtemps. On repart sans avoir rien vu si ce n’est nos premiers wallabies cachés dans les arbustes bordant les dunes. On remet l’observation à un autre soir après y avoir refait un ultime tour avant de se coucher.
On part tôt le lendemain. On décide de prendre la route sud et de faire une boucle pour retourner sur Penneshaw le lendemain par le nord. Beaucoup de routes ne sont que des pistes et nous devons faire attention car c’est une clause de non assurance en cas de pépin avec la voiture. Ici, le principal danger est le passage d’animaux sur la route et effectivement, on croise des kangourous et des wallabies à différentes reprises sur le bord de la chaussée ou traversant sans peur. On est évidement très contents d’en voir, le plus drôles est lorsqu’ils se déplacent.
On s’arrête assez souvent pour regarder des paysages via des lookouts aménagés.
 
Une des premières curiosités de l’île est un endroit appelé Little Sahara, en raison d’immenses dunes de sables sur plusieurs km². C’est vraiment impressionnant car autour, il n’y a que du bush. Lorsqu’on arrive, le sable n’a que très peu de traces de pas. On est les premiers à laisser des traces...pour la journée. LOL.
 
 
Une fois encore la mer est vraiment forte et les vagues venant s’abattre sur les plages rendent vraiment les paysages magnifiques.
Kangaroo Island possède une importante colonie de koalas. Il n’y en avait pas à l’origine sur l’île mais ils ont été amenés pour étendre leur population dans les années 60. Aujourd’hui, il y en aurait beaucoup trop sur Kangaroo comparé à leur espace vital. Grosse polémique (insulaire et étatique !) car on en a retrouvé morts de faim. Des locaux ont proposé d’en abattre alors que les défenseurs des marsupiaux ont accusé les agriculteurs du coin de trop étendre leurs espaces de culture au détriment des forêts d’eucalyptus. Le sujet n’est pas clos.
Un chemin bordé d’eucalyptus a été aménagé pour voir des koalas. Et on les retrouve, pour la plupart en train de dormir en boule entre deux branches ou en train de manger. Cependant, on tombe aussi sur deux mâles cherchant à s’intimider au moyen de râles rauques. Une femelle, objet de l’affrontement est en effet juste à côté, en train de manger des feuilles d’eucalyptus comme si de rien n’était. Le rapport de force est rapidement fait en faveur du plus gros situé sur la branche du dessus. Son rival va manger un peu plus loin.
 
 
On voit aussi durant cette petite marche de nombreux oiseaux au plumage étincelant, des kangourous et des wallabies. On retiendra la posture « à l’aise » de ce kangourou confortablement allongé...
 
Il nous regarde, on le regarde, tout le monde est à l’aise...
On arrive en milieu d’après-midi à la réserve Flinders Range. En attendant de faire une grande ballade jusqu’à l’Admiral Arch où vit une grosse colonie d’otaries, on décide de faire une marche sur un sentier dédié à l’observation des ornithorynques. La plus grande partie du chemin est en réalité fermée (ce qu’on apprend après) suite à un grand feu une des années précédentes. On voit donc beaucoup d’animaux mais pas d’ornithorynques. Un ranger nous dit par la suite qu’on n’en a pas vu sur le lieu depuis plusieurs mois. Ce n’est pas si grave car on a vu de très près des wallabies, des oies endémiques de l’île et un gros kangourou.
 
 
On a la bonne surprise le soir de dormir dans un vrai ranch au milieu du bush. On a l’impression d’être dans le décor d’un film. Une grande pièce principale avec un poêle donne sur plusieurs chambres. Arnaud va chercher du bois, qu’on scie avant de le mettre au feu. En déchargeant les bagages, on perçoit avec Fanny 3 gros kangourous tranquillement en train de brouter dans le jardin et pas du tout apeurés d’être observés. Plus tard, en ressortant, on voit une grosse chouette perchée sur un tronc d’arbre. On passe vraiment une supère soirée au coin du feu.
Le lendemain, Arnaud va se faire un petit footing. Au détour d’une piste, il tombe nez à nez avec un kangourou géant qui se redresse. Chacun se demandent ce que fait l’autre ici et se dévisagent avec curiosité, avant de repartir chacun de leur côté.
On retourne dans la réserve Flinders Range. On traverse des paysages magnifiques. On va d’abord voir les Remarkable Rocks, gigantesques rochers de granits, érodés par le vent en bordure d’océan. Il n’y a encore personne. Grand soleil. Magique.
 
 
On se rend ensuite à l’Admiral Arch pour voir la colonie d’otaries. L’Admiral Arch est situé sur un cap, un phare a été construit fin XIXème pour aider les bateaux naviguant vers les côtes. La population d’otaries est plutôt grande et nous en retrouvons avec délectation les charmantes odeurs...
 
 
Nous quittons la réserve Flinders Range en direction de Penneshaw via la Nord Highway.
En dehors de cette route, il n’y a que des pistes. Cette partie de l’île est vraiment isolée du monde, encore plus après 30 km de piste. Et pourtant, des familles au XIXème siècle ont eu le courage de venir s’installer sur la côte de falaises pour créer et s’occuper d’un phare. C’est le cas à Cape Borda, où un petit musée leur est consacré. Le taux de mortalité due au manque de nourriture, de médicaments était terrible comme le montrent les écritures sur les tombes du petit cimetière attenant. Aujourd’hui encore cela reste loin de tout, que ce soit à l’échelle de l’île, de l’Etat, du continent. Un ranger vit là avec sa famille, et c’est tout. Enfin presque, puisque les kangourous et les wallabies sont là...
 
 
On passe une dernière nuit à Penneshauw, toujours pas de manchots, avant de prendre le ferry pour rejoindre Adelaïde. 


Publié à 05:50, le 13/05/2010, Adélaïde
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9 et 10 mai: Great Ocean Road

 

Nous récupérons notre voiture louée chez Europcar. C’est une Getz comme celle qu’on avait loué à Puerto Montt au Chili mais en mieux équipée. On récupère des cartes dans un centre d’information en route et c’est parti.
La Great Ocean Road est une route qui longe toute la côte sud de Geelong (pas loin de Melbourne) à Warrambool voire même Adelaïde pour les plus tenaces. Elle est très touristique car elle fait voir des paysages magnifiques dans un environnement naturel sauvage unique en Australie.
Pour des raisons de coûts d’abandon de la voiture, nous serons obligés de rendre notre voiture à Melbourne puis de prendre un bus jusqu’à Adelaïde...
La route comporte de nombreux view-points dans des endroits d’intérêt historiques particuliers. Sur cette côte la mer bat son plein au grand bonheur des surfeurs.
 
 
Les couleurs et la mer agités ont des petits airs de Bretagne. Il fait très beau ce qui donne des couleurs au paysage sublimes.
Pendant très longtemps, cette côte fut la hantise des marins qui devaient la longer après plusieurs mois de voyage avant d’arriver au terme de leur périple : Melbourne. Ainsi, le nombre de naufrages dans la région est énorme. Entre Port Campbell et Warrnambool par exemple, il y eut au XIXème 20 gros naufrages en 40 ans. On peut même voir dans certains endroits les restants de navires comme l’ancre, des bouts du mat... ainsi souvent qu’une plaque commémorative racontant lugubrement le naufrage et le nombre de victimes. Cela complète bien les récits des immigrants venant en bateau que l’on a pu lire dans les immigration museums.
 
 lieu d'un naufrage, on peut apercevoir des restes du bateau à marrée basse
 
Ci-dessous le récit d’un de ces naufrages (les non anglophones feront traduire par leurs gentils parents...):
“The tragedy of the Loch Ard, wrecked on Mutton Bird Island reefs near Port Campbell in 1878, is one of the most infamous of Victoria's shipwrecks. It is a tale of carnage, luck and heroism. The Loch Ard, a 1,693-tonne iron-hulled clipper was 3 months into a voyage from England with 54 people on board when disaster struck early on June 1, 1878.
Shipwrecked
Days of fog and haze prevented Captain Gibb from calculating his position for the critical pass into Bass Strait's western entrance - a 90km passage between the coast and King Island. It was known as 'threading the needle' and a small error could leave a ship well off course and in danger. The seas were rough and when land was sighted the captain ordered evasive action. Anchors were dropped to steady the ship while the sails were set in an attempt to pull away from the coast. However, the anchors began to drag and the ship was mercilessly crushed against the reef.
 
 
 le lieu du naufrage
 
Miraculous survival
Masts, rigging and rocks from the cliff smashed onto the decks. Some people were trapped, others were washed overboard. The Loch Ard began to roll, with the sea crashing all around, and sank within 15 minutes. Ironically, only the night before, passengers and crew had held a party to celebrate the end of their journey. In the end only 2 people were to survive the wreck: Tom Pearce, a member of the crew and Eva Carmichael, 18, who was travelling to Australia with her family.
Tom and Eva
Tom clung to a lifeboat and was washed into a deep gorge that now bears the name of the Loch Ard Gorge. Eva, who could not swim, used a chicken coop and then a spar to keep afloat. Tom saw her in the waves, swam for her and eventually dragged her to safety after an hour-long struggle against the elements. He took Eva to the cave at the end of the gorge where she collapsed from exhaustion after 5 hours in the water. Tom went for help, running into a party from nearby Glenample Station. They returned to the gorge to rescue Eva. Eva and Tom never saw each other after they recuperated at Glenample. Eva returned to Ireland and later married. Tom eventually became a ship's captain.
Cliff-top cemetery
Today you can see where the disaster unfolded, walk the beach where Tom and Eva struggled ashore and see the monument to the Carmichael family in the cliff-top cemetery. The few bodies recovered from the shipwreck are buried there. The area is signposted off the Great Ocean Road just before the Twelve Apostles.”
(Source: http://www.visitvictoria.com/displayobject.cfm/objectid.000628B8-BEED-1A91-BAAD80C476A90000/))
 
 Un des nombreux phares de la Côte des Naufrages sur la Great Ocean Road
 
De nombreux phares ont progressivement été installés sur les caps pour réduire les risques de naufrage. Le phare de Cape Ottway est l’un d’entre eux. Il est situé au milieu d’une impressionnante végétation.
 
 
 Route du phare du Cape Ottway
 Le phare, au milieu du bush, après avoir passé la forêt d'eucalyptus
On arrive trop tard pour le visiter cependant on ne regrette pas notre détour car le chemin pour y aller traverse une immense forêt d’eucalyptus où vivent des centaines de koalas. Vous imaginez ma joie devant ce genre de rencontres imprévues (lol), courant d’arbres en arbres pour les rechercher et/ou m’extasier devant.
 
  Auriez vous vu le koala?
 
 
On dort le soir à Port Campbell dans un backpack super sympa et très propre, ouvert quelques mois avant et donc dans aucun guide.
 
 
Le clou du lendemain est la visite du site des 12 Apôtres. Il s’agit en fait d’un phénomène géologique ayant créé une curiosité dans le paysage très esthétique. La roche de la falaise a été érodée par la mer et ses vagues, créant progressivement des sortes d’îlots avec les effondrements de certaines d’entre elles
 
 
L’ensemble de la côte jusqu’à Warrnambool est vraiment magnifique.
 
 
On reprend la route vers Melbourne en début d’après-midi pour enchaîner directement avec un bus de nuit nous déposant à Adelaïde.


Publié à 02:19, le 10/05/2010, Warrnambool
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7 et 8 mai : Philipp Island

 

Philipp Island est une île dans la baie de Melbourne où les locaux aiment passer leurs week-ends.
On décide d’y aller deux jours car il y a une colonie de pingouins dits pygmées et un centre spécialisés sur les koalas. On prend un bus qui nous dépose après deux heures de route à Coves.
 
 
On est agréablement surpris de la chambre réservée du YHA. Il s’agit en fait d’un gros bungalow avec une vraie cuisine. On se prévoit du coup une bonne petite bouffe pour le soir.
On va directement en taxi au Pingouins Parade Centre à l’autre bout de l’île. Ici l’observation des manchots est orchestrée comme un spectacle. On arrive dans un bâtiment gigantesque avec plein de magasins de souvenirs, un photographe, des panneaux explicatifs. Les manchots n’arrivent qu’en fin de journée au début de l’obscurité et tout le monde doit patienter avant de pouvoir rejoindre la plage où ils accostent. Un superbe écran LCD diffuse les horaires d’arrivée des manchots des jours précédents.
Les portes d’accès au chemin menant à la plage s’ouvrent enfin. Des estrades ont été installées sur la plage. On se met au 1er rang après s’être faufilés « «à la Parisienne ».
On attend une bonne demie heure, assis sur des bancs mouillés, avec une bonne petite bruine terminant de nous tremper. Et les voilà, nos stars !!!! On voit arriver un 1er banc d’une dizaine de manchots.
 
 
 
On les voit hésiter sur le lieu où accoster, et se débattre dans les rouleaux. Puis un ou deux arrivent à s’extirper des vagues, ils s’avancent, se resserrent et attendent les autres. Quand tout le banc est sorti, ils se baissent en avant, en position aérodynamique et foncent tous ensembles bien serrés dans la dune. C’est vraiment marrant à regarder. Ils ne forment plus qu’une sorte de tache noire qui avance très vite. Les manchots que l’on observe sont très petits (environ 15 cm) d’où leur appellation « pygmées ». Ce regroupement leur permet de se défendre contre les prédateurs sur terre: lions de mer, otaries, chats et chiens, rapaces... Leur territoire avec leur nid remonte ensuite jusqu’à 300 mètres dans les terres.
Leur plumage est adapté aussi pour se cacher des prédateurs dans l’eau : blanc en dessous pour être moins visible par les requins, lions de mer et otaries et bleu noir au dessus pour se cacher des oiseaux.
Ils chassent en banc et ne rentrent sur terre que lorsque la nuit est tombée encore une fois pour survivre aux prédateurs.
Progressivement, on voit arriver d’autres groupes de manchots et le même scenario se répète.
Ça caille. On quitte la plage pour aller sur le chemin au dessus des dunes. Ils sont là, communiquant entre eux comme sur la plage de Dunedin en Nouvelle Zélande, mais en beaucoup plus nombreux. Quel raffut dans les fourrés !!! On les voit vraiment de près. Ils sont vraiment petits et attendrissants dans leur comportement.
On reste un bon moment avant de reprendre le taxi. On en croise encore quelques uns sur la route, en espérant qu’ils ne se feront pas écraser par une voiture.
Au menu du soir, gigantesque plat de pâtes et mud cake. On a découvert le mud cake lors d’une de nos pauses goûter. C’est une sorte de gâteau au chocolat très onctueux avec un napage. Hummmmm ! c’est bon parce que c’est gras !
On va comme prévu le lendemain au centre de conservation des koalas à pieds car c’est à 4 km environ. Arnaud fait même un petit footing pendant que je termine de dormir (pour les mauvaises langues, je me suis levée à 9 heures...)
On prend un chemin au bord de la route ce qui nous donne l’opportunité de voir des oiseaux et d’observer nos 1er kangourous sauvages... morts. Macabre, je sais.
Le Koala Conservation Centre a été ouvert pour favoriser le repeuplement de l’espèce au sein de l’île et l’étudier. On se retrouve dans un grand parc d’eucalyptus. A ce propos, il en existe plus de 500 variétés en Australie. De quoi laisser songeur.
Des passerelles en hauteur ont été construites pour approcher les koalas de plus près dans leur environnement. Je suis en extase, on dirait vraiment des petits oursons.
 
 
 
On passe un long moment à les regarder avant de revenir à Coves pour prendre le bus de Melbourne.
En traversant un parc pour aller au backpack, on tombe sur plein de possums. C’est finalement très mignon et pas du tout chétif.
 
 
On se fait un petit lolo asiatique digne de ceux de Bangok. Et pas malade avec ça !!!
Demain, départ pour la Great Ocean Road.


Publié à 16:14, le 8/05/2010, Melbourne
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Petite présentation de mes marsupiaux préférés :

 

Le groupe des marsupiaux (Marsupialia), du grec marsipos « sac », est une sous-classe de mammifères, chez lesquels la femelle possède une poche abdominale, sauf exception, appelée aussi marsupium, dans laquelle elle porte son petit après sa naissance.
Le petit naît dans un état de développement très incomplet, proche du fœtus, on le nomme larve marsupiale. Il reste dans cette poche, attaché à une mamelle de sa mère, de longs mois jusqu'à ce qu'il puisse se nourrir par lui-même. Ce processus très lent de reproduction et de développement rend toute espèce marsupiale excessivement vulnérable face au développement des mammifères placentaires, cause d'une bonne part des extinctions massives qui furent consécutives à l'arrivée des Occidentaux avec leurs animaux d'élevage (moutons) et de compagnie (chat, chien, etc.).
Les marsupiaux vivent tous en Australie, en Tasmanie ou en Nouvelle-Guinée, à l'exception des opossums et des caénolestidés qui vivent en Amérique.
Quelques exemples de marsupiaux : le kangourou, le wallaby, le koala, le wombat, l'opossum de Virginie. De nombreuses autres espèces sont moins connues, comme le chat marsupial, et beaucoup ont disparu.
On a pour le moment découvert 292 espèces différentes de marsupiaux, mais des 42 espèces de kangourous et wallabies (petits kangourous) inventoriées il y a 150 ans, il n'en reste plus aujourd'hui que 14, sinon moins!
 
Le koala (mon préféré si vous n'aviez pas compris...)
Le nom scientifique du koala signifie « ours à poche gris cendré ». Cette appellation tient seulement à une similitude avec l’ourson. Son nom vernaculaire par contre convient parfaitement car venant de la langue aborigène, il signifie "pas d'eau", se référant à sa  capacité de se contenter seulement, dans des circonstances normales, de l'humidité des feuilles d'eucalyptus.
En effet, ce marsupial se nourrit exclusivement de feuilles et encore de certaines espèces seulement ; il ne fréquente environ que 35 espèces d'eucalyptus ou gommier sur les 600 que comporte l'Australie. Ces animaux deviennent tellement saturés de l'essence de cet arbre qu'ils dégagent l'odeur des pastilles pour les rhumes. Le régime alimentaire du koala, constitué donc exclusivement de feuilles d'eucalyptus apporte peu d'énergie en comparaison à d'autres types d'alimentation, il lui faut 10 jours en moyenne pour digérer ce qu’il mange ; c'est pourquoi les mammifères folivores (qui mangent des feuilles) sont considérés comme vivant à la limite de leurs besoins énergétiques ; cela peut expliquer la raison pour laquelle le koala passe une grande partie de sa vie à dormir (19h/20heures) et pourquoi d’après certaines théories, il aurait un cerveau très peu développé.
 
 
Le wombat
 
 
Les wombats communs (Phascolomydés) ont un corps massif et lourd, et de fortes griffes avec lesquelles ils creusent des terriers, qui peuvent atteindre 30 m de long et 2 m de profondeur, dans les régions montagneuses de l'Australie du sud ; couvert d'une fourrure très dense, le wombat ressemble à un croisement entre un ourson et un blaireau.
Comme la plupart des marsupiaux, on ne le trouve qu'en Australie et en Tasmanie
Les wombats adultes mesurent environ 1 m de long et pèsent jusqu'à 35 kg ; leur alimentation se compose d'herbe, de racines et d'écorce d'arbres.
Le wombat vit en solitaire, sauf en période de reproduction, pendant l'automne austral.
Le wombat ne vit pas plus de 5 ans.
La poche (marsupium) du wombat s'ouvre vers l'arrière, si bien que la mère peut creuser le sol sans envoyer de terre sur son petit.
Un wombat peut creuser le sol au même rythme qu'un homme équipé d'une bêche !
 
Les kangourous
La légende raconte qu'un jour, un européen aurait demandé à un aborigène le nom d'un animal ressemblant à un gros lièvre. Ce dernier aurait répondu, dans sa langue, "kangaroo" qui signifie "Je ne comprends pas ou je sais pas" car il ne connaissait pas la langue anglaise et l'européen a cru que c'était le nom de l'animal en question.
Les kangourous sont originaires du continent australien et de certaines régions de la PaPapouasie - Nouvelle-Guinée. Certaines espèces sont propres à l'Australie. Ces différentes esespèces vivent dans toutes les régions de l'Australie, des forêts humides de climat froid aux zozones tropicales en passant par les plaines désertiques. Il existe plus de 60 espèces didifférentes dede kangourous et de parents proches. S'il est impossible de déterminer le nonombre exact de kangourous en Australie, la population des quatre espèces les plus cocourantes devrait être supérieure à 50 millions de têtes.

 

Ils appartiennent tous à la super-famille des Macropodidés grands pieds, qui comprend les kangourous, les wallabies, les wallaroos, les padémélons, les kangourous arboricoles ou dendrolagues et les kangourous forestiers. La famille des Potoroinés inclut le potoroo, le bettong et le rat-kangourou, ceux-ci ne vivent qu'en Australie.

Ils sont herbivores, et mangent toutes sortes de plantes et, dans certains cas, des mousses. La plupart sont des animaux nocturnes, mais certains sont actifs aux premières heures du jour et en fin d'après-midi. Les différentes espèces de kangourous vivent dans des environnements divers, par exemple les potoroinés construisent des nids alors que les kangourous arboricoles vivent dans les arbres. Les kangourous des espèces les plus grandes tendent à s'abriter sous des arbres ou dans des grottes et des anfractuosités rocheuses.

Quelle que soit leur taille, ils ont tous un élément commun : de puissantes pattes postérieures avec de longs pieds qui leur permettent en faisant de formidables bonds, de couvrir de grandes distances. Leur vitesse est controversée mais on considère généralement qu'ils sont capables d'atteindre la vitesse de 40 km par heure sur une courte distance. Leur queue est utilisée comme balancier durant les bonds et comme cinquième membre pendant les mouvements lents, mais aussi de "béquille" quand ils fourragent. Toutes les femelles ont des poches ventrales avec quatre tétines. C'est là où le jeune, le "joey" est élevé jusqu'à ce qu'il puisse survivre à l'extérieur de la poche.
La plupart des kangourous n'ont pas de cycle de reproduction fixe et peuvent se reproduire tout au long de l'année. Une population peut quadrupler en cinq ans si elle dispose d'un accès continu à de la nourriture et de l'eau en quantité abondante et c'est le cas dans l'Outback avec les élevages intensifs. Les populations de kangourous ont considérablement proliféré dans ces régions en raison de l'introduction de méthodes européennes d'agriculture, avec notamment la fourniture d'eau pour le bétail (moutons, vaches, chèvres .....), entraînant ainsi un pâturage excessif pour cet environnement vulnérable, ce qui provoque un chasse massive et une destruction systématique des populations incriminées de la part des agriculteurs australiens qui passent de nombreuses nuits à les fusillerer et à vendre leur viande et les peaux pour en faire du cuir. L'industrie australienne du kangourou a commencé en 1959 avec l'exportation de la viande de kangourou vers l'Europe, en réponse à l'intérêt de l'industrie européenne de la viande de gibier. Aujourd'hui, viande et peaux de kangourous sont exportées dans le monde entier. Leur peau est renommée pour sa très grande solidité et sa grande légèreté. Elle est d'une utilisation idéale dans la fabrication de produits en cuir de qualité supérieure, y compris dans l'industrie de la chaussure. Comme ce cuir possède une très grande élasticité, il est idéal dans la fabrication de chaussures de sport. La marque Adidas l'a déjà expérimenté avec son modèle de chaussure de football "predator".
L'espèce la plus connue est le kangourou roux (Macropus rufus), le mâle, ou "boomer", qui mesure jusqu'à 2 mètres de haut, et vit dans le bush. Le kangourou gris (Macropus giganteus) habite principalement dans les régions orientales du pays. Les jeunes kangourous sont appelés, en australien : joey.
 

 



Publié à 02:11, le 8/05/2010, Adélaïde
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Les monotrèmes, espèce unique

 

Rescapés de la préhistoire, les monotrèmes (mammifères primitifs), lors de leur découverte au milieu du XIXème siècle, bouleversèrent les scientifiques qui crurent à une supercherie. Ceux ci sont représentés par deux espèces qui pondent et allaitent leur petits : l'ornithorynque et l'échidné.

L'apparence bizarre de l'ornithorynque, mammifère pondant des œufs, muni d'aiguillons venimeux, à bec de canard, à queue de castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l'eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l'ont découvert et bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C'est l'un des rares mammifères venimeux : le mâle porte un aiguillon sur les pattes postérieures qui peut libérer du venin capable d'infliger de vives douleurs à un être humain. Les traits originaux de l'ornithorynque en font un sujet d'études important pour connaître l'évolution des espèces animales et en ont fait un des symboles de l'Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux évènements nationaux et il figure au verso de la pièce de 20 cents australiens.

Jusqu'au début du XXe siècle, il a été chassé pour sa fourrure mais il est protégé à l'heure actuelle. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu'il soit sensible aux effets de la pollution, l'espèce n'est pas encore considérée comme en danger.
 
 

Les échidnés ont un corps robuste couvert d'un mélange de fourrure et de piquants, des membres fouisseurs, possèdent une petite bouche, avec une fine mâchoire, n'ont pas de dents mais une longue langue collante avec laquelle ils attrapent des termites et d'autres arthropodes.

Les échidnés vivent généralement en solitaire.

Pendant la saison de reproduction, la femelle pond un œuf (rarement plus) qu'elle transfère directement du cloaque dans une poche ventrale temporaire pour une incubation d'une dizaine de jours. Nu à la naissance, le jeune reste à l'intérieur de celle-ci pendant 6 à 8 semaines, léchant le lait qui s'écoule des glandes mammaires débouchant dans la poche.



Publié à 02:05, le 8/05/2010,
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2 au 7 mai : Melbourne, rivale de Sydney

 

Comme nous arrivons de bon matin, nous choisissons la solution de facilité d’aller directement nous installer au YHA très central de la gare. Il est relativement plein et nous devrons changer de chambre le lendemain.
Melbourne est une ville avec des rues dessinées à la règle et l’équerre (par un bagnard architecte il me semble) mais elle n’est pas sans charme. Les bâtiments anciens côtoient les nouveaux créant un joli décalage dans l’architecture.
 
 
On découvre le CBD avec un tram ancien mais gratuit en faisant le tour. La rue Fitzroy avec ses créateurs et ses pubs est vraiment sympa.
On a changé d’Etat et Melbourne, sa capitale s’est elle aussi dotée de musées intéressants.
On commence par le Ian Potter National Gallery sur Federation Square. La collection aborigène est une fois de plus très captivante car elle part d’œuvres relativement anciennes pour aller vers du plus moderne. Elle met aussi en avant les différences de picturation suivant l’origine des communautés et les explications données nous aident à cerner la vision des artistes. Cet art est très complexe car elle est la représentation de légendes, ces légendes étant le fondement du mode et des rêgles de vie des aborigènes. On apprécie vraiment beaucoup leur esthétisme car elles sont très colorées et on trouve originale la manière dont sont racontées ces légendes.
 
 
On passe vraiment un bon moment.
Un musée entier est consacré aux collections européennes, il est moins riche que celui de Sydney et Canberra mais il réserve de bonnes surprises.
 
 
Le musée de Melbourne est aussi carrément passionnant avec ses collections de sciences naturelles. On est accueilli par la carcasse d’une immense baleine bleue avant de commencer la galerie des dinosaures et des animaux empaillées. La partie sur l’histoire de la ville avec même des maisons reconstituées est elle aussi très intéressante.
 
 
Le must de notre séjour dans cette ville restera d’aller de manière imprévue à la représentation à l’opéra de Tosca de Puccini. On avait rapidement repéré l’affiche de la programmation mais on est tellement habitué à Bastille qu’on ne croyait pas avoir de places. Et si !!! Et même super bien placés avec leur système de tickets last minutes. On est ravi de la soirée. L’opéra est vraiment magnifique en lui-même et l’interprétation et le jeu des chanteurs est vraiment pas mal. Pour la petite histoire, Arnaud vous racontera que ma parka violette de Puerto Montt a fait sensation au milieu des tenues guindées des Aussis. Lol.


Publié à 16:12, le 7/05/2010, Melbourne
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30 avril au 2 mai : la froide Canberra

 

Canberra est à seulement 4 heures au sud de Sydney. C’est une ville construite ex-nihilo lors de la création de la Fédération d’Australie en 1901. Elle fut délibérément positionnée à égale distance entre Melbourne et sa rivale Sydney. Elle fut inaugurée en 1927.
Un Etat : l’ACT (Australian Capitale Territory) englobant Canberra fut également créé pour la même raison.
Nous sommes immédiatement surpris par sa froideur et son manque d’humanité. Elle est construite sur la base d’un triangle avec un lac artificiel au milieu et de la nature. Les trois côtés du triangle sont trois centres névralgiques de la ville : l’Australian War Museum, le Capital Hill et le City Hill.
Je n’ai vraiment pas le coup de foudre pour cette ville, car outre ce côté froid, elle ne semble faite que pour circuler en voiture et nous sommes piétons. On se retrouve donc à devoir traverser des 4 voies et à les longer pour rejoindre les bâtiments. Comme c’est agréable !!!! Le centre ville City Hill n’est pas très accueillant non plus. Il fait vraiment grande ville américaine avec un grand mall, des grands axes et des immeubles de bureau impersonnels sans vrai centre. Bref, aucune âme ni charme n’en ressortent.
Heureusement les musées sont franchement bien.
On commence par le Mémorial des Forces Armées Australiennes.
 
 
Comme cela se devine, il a une fonction de mémorial pour tous les disparus australiens dans les guerres, mais il comprend également des expositions sur les différents conflits où les Australiens participèrent. Nous passons un bon moment sur la partie avec les deux guerres mondiales. Les Aussis y ont vraiment laissés un fort tribut humain au titre de pays du Common Wealth et on comprend mieux l’Anzac Day.
On retrouve également au National Gallery of Australia une impressionnante collection de peinture notamment du XIXème et du XXème siècle.
 
 
On est aussi très impressionné par la présentation très interactive des expositions du National Museum of Australia. A chaque instant, l’audiovisuel est utilisé pour solliciter le visiteur que ce soit dans la partie sciences naturelles, ou histoires des Australiens ou des cultures aborigènes. Rien à voir avec les musées français.
Le quartier parlementaire situé sur la Capitale Hill est composé d’un vieux et d’un nouveau parlement. Il s’élève majestueusement au milieu de nulle part avec d’immenses espaces verts donnant sur le lac. Je tiens absolument à voir la fameuse ambassade aborigène, installée illicitement mais non délogée sur les pelouses devant le vieux parlement. Il s’agit en fait d’un gros container avec des tentes non loin et des slogans de revendications.
 
 
Nous quittons sans regret Canberra par un bus de nuit (loin du confort de ceux d’AdS), direction Melbourne.
 
 
PS : nous optons pour la formule YHA. Tout est impeccable côté propreté ce qui nous fait plaisir après le backpack dégueu de Sydney cependant nous avons la malchance d’avoir une chambre au 1er étage au dessus d’un pub. Les nuits seront bruyantes...


Publié à 14:10, le 2/05/2010, Canberra
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25 au 30 avril : Sydney, ou l’art de vie australien

 

Lors de notre survol de Sydney en avion, nous sommes tout de suite marqués par son étendue mais aussi par ses plages et sa situation de bord de mer.
On arrive le samedi soir d’un des week-ends les plus festifs de l’Australie : l’Anzac Day. L’Anzac Day, c’est la journée de commémoration de la participation dans les guerres des Australiens et des New Zélandais dans le cadre du Common Wealth.
On arrive ainsi dans un backpack en folie avec des backpackers très imbibés. On sort manger dans le CBD où l’effervescence est grande. On doit prendre un dortoir de 8 tellement l’hôtel est plein. La nuit est difficile car les « mates » sont bruyants à leur retour de boite : lumière, discussion à voix haute, ça ronfle...Bref...
Le lendemain, dans beaucoup de villes se déroulent des défilés et commémorations militaires, en particulier Sydney. Les participants au défilé sont applaudis très solennellement par les spectateurs. L’Australie a entre autre payé un très lourd tribut dans les deux guerres mondiales aussi bien en Europe que dans le Pacifique.
 
 
Nous allons l’après-midi dans le quartier de Circular Quay découvrir les monuments les plus célèbres de la ville : l’opéra et le pont de fer. Le quartier est vraiment agréable. Il y a beaucoup de terrasses et on voit nos premiers aborigènes jouant du didgeridou sur de la musique électro. Enorme !!!
On n’est pas déçu par le fameux opéra. Son architecture, longtemps controversée est parfaitement majestueux au milieu de la magnifique baie. On parle de son toit comme représentant les carapaces de deux tortues, c’est pour ça peut-être que je suis sous le charme. Lol. 
 
On fait une grande ballade dans The Rocks sur le chemin menant au fameux Harbour Bridge ou pont de fer. Ce quartier est le plus ancien quartier de la ville. Il était le point d’arrivée des immigrés et généralement le premier lieu où ils s’installaient. Longtemps insalubre, il y eut plusieurs fois le projet de le raser mais il fut finalement restauré. Il est aujourd’hui un quartier branché avec des galeries, des restaus... On y tombe en plein jour de marché, très touristique mais sympa pour trainer et négocier... On y achète nos premiers souvenirs « authentiques ».
 
 
 
Dans les pubs, la bière coule à flot dans les gorges des militaires assoiffés par le défilé. L’ambiance est bon enfant de partout. On assiste même à un mini concert de cornemuses d’un des régiments australiens.
On monte enfin sur le Harbour Bridge. Construit en 1932, il permet un panorama incroyable sur toute la ville.
Le soir, on va se chercher à boire et à manger à King’s Cross, le mini Pigalle local. C’est bourré de monde car il regorge de boites et bars branchés au milieu de dames de petites vertus. Ça boit, le concours des mini jupes les plus courtes est lancé et impossible de rentrer dans les pubs bondés. Ambiance... qui n’est d’ailleurs pas moindre que dans notre backpack. On termine la soirée à boire des bières avec un Français qui a fait un tour de l’Australie de 7 mois.
On va le lendemain trainer à Darling Harbour, sorte de grand mall en plein air avec des parcs d’animaux, un cinéma 3D, des food courts et surtout un grand musée de la marine.
Outre des expos intéressantes sur l’histoire maritime des Aussis, on visite même un sous-marin des années 60. D’anciens marins nous expliquent avec passion la vie à bord. On se demande comment 63 personnes pouvaient vivre et travailler ensembles dans un si petit espace. Chaque endroit est optimisé, tout en sachant qu’aucun marin ne partageait une couchette.
On réserve des places pour aller voir Avatar en 3 D. Ça va être énorme.
On va regarder le soir le soleil se coucher sur le Harbour Bridge et l’Opéra. C’est juste magique avec les luminosités mais aussi le vol de centaines de roussettes au-dessus de la baie juste avant l’obscurité.
Durant tous ces jours, on n’arrête pas de marcher pour passer d’un quartier à l’autre. Le CBD est impressionnant avec ses tours. On s’en rend encore plus compte en haut de la sky tower. Il y aussi un China Town grouillant à toute heure du jour agréable à traverser.
Il y a aussi vraiment beaucoup de musées sympas à faire sur Sydney.
On est étonné de la richesse de l’Art Gallery of New South Wales entre la collection européenne, australienne et aborigène.
On prend un vrai plaisir à retrouver nos peintres mais également à découvrir les artistes Aussis. Nous voyons par ailleurs pour la première fois l’art aborigène. L’art aborigène reflète parfaitement la philosophie et l’appréhension de l’environnement naturel par les différentes communautés indigènes. Elle nous est difficile à déchiffrer en raison de sa complexité et de notre manque de connaissances mais elle nous plaît beaucoup. On la trouve très moderne et agréable visuellement. La manière dont elle est mise en valeur et expliquée nous fait comprendre la prise de conscience (tardive) des Australiens de la richesse de cette culture et leur volonté, peut-être, de se rattraper.
 
On passe également un super moment dans l’Australian Museum qui héberge une grande collection sur l’Outback et ses indigènes mais aussi une grande partie sur les sciences naturelles : dinosaures, faunes, minéraux...
L’histoire des aborigènes avant l’arrivée des Européens est peu connue car leur culture est avant tout de tradition orale. Leur persécution est aujourd’hui très abordée mais avec une étroite collaboration avec les communautés. L’exposition donne en particulier des témoignages et des photos.
Nous voilà enfin en Australie et même si nous avons prévu de partir voir la nature et ses habitants, je n’ai qu’une envie après avoir vu des animaux empaillés : découvrir sa faune, souvent endémique, en vrai.
Nous allons donc visiter à Darling Harbour un grand aquarium ainsi qu’un mini parc à animaux. On découvre enfin les dugongs, les ornithorynques, les hippocampes feuilles, les tortues à nez de cochons mais aussi les marsupiaux. En clair, outre les kangourous, les wombats, les wallabies, je peux enfin voir l’animal qui a été mon doudou pendant toute mon enfance : le koala !!!!!!! Après avoir passé un temps long devant un crocodile qui ne bougeait que touts les quarts d’heures (fascination totale d’Arnaud impossible à décrocher), on arrive enfin au département des marsupiaux et là, j’aperçois les petites boules de poil accrochées sur un tronc d’eucalyptus. J’exulte !!!!!!! Il aura fallu presque 28 ans pour que j’en vois en vrai ! Je suis sur un petit nuage et Arnaud mettra du temps à me décoller de l’endroit.
 
 le wombat
 le dugong
 
Après toutes ces émotions, nous allons couronner cette journée en allant voir Avatar sur un écran 3D gigantesque. Génial !!!!!
 
 
L’Australie, et Sydney n’y échappe pas, c’est le surf et la plage. On croise sans arrêt des gens marchant pieds nus dans la rue ou en tongues (obligatoires pour tout patriote l’Australian Day). De même lorsqu’on croise des personnes en costards, on se demande où ils ont rangé leur planche. Nous décidons donc d’aller voir l’une des plages prisée de la ville : Bondi Beach. Nous sommes en semaine et nous apercevons déjà des surfeurs dans l’immense baie. C’est juste incroyable de voir des hommes d’affaires en costumes arriver et enfiler une combi pour aller surfer. Quelle vie !
 
 
Les Blue Mountains sont également très appréciées des habitants de Sydney. Nous prenons un train pendant deux bonnes heures pour nous y rendre et nous ne sommes pas déçus. Ici, l’outback n’a jamais été aussi proche avec les chaines de montagnes et surtout les immenses vallées pleines de forêts d’eucalyptus où résonnent les cris des oiseaux. L’aménagement nous donne des panoramas magnifiques dont on se délecte. Trois pics rocheux dits les Three-Sisters sont le clou de la balade.
 


Publié à 02:57, le 30/04/2010, Sydney
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Australie nous voilà !!!!!

 

Nous avons prévu un séjour de 2 mois en Australie tout en sachant qu’on ne pourra durant ce laps de temps en faire le tour.
En effet, la taille de l’Australie est presque égale à celle des Etats-Unis et dépasse celle de l’Europe. Rien que le Territoire du Nord fait 2,5 fois la France.
Nous avons donc établi un circuit en boucle partant de Sydney et se terminant à Brisbane avec comme points de passage Canberra, Melbourne, Adelaïde, Alice Springs et Cairns. Deux amis du Luxembourg Nico et Mathilde ainsi que mon frère feront un bout de chemin avec nous à notre grand plaisir.
L’Australie est un pays neuf d’environ 22 millions d’habitants, avec une très large multiculturalité suite au très fort recours à l’immigration pour ses besoins de main d-œuvre. Les Aborigènes ne représentent que seulement 2,3% de la population.
Ces indigènes, James Cook (et oui, encore lui !!!) les rencontra pour la première fois lors de sa découverte du continent en 1770.
 
Il commença lors de son 1er débarquement par en tuer 2 au mousquet mais il ramena de cette nouvelle terre à la couronne d’Angleterre une vision très idyllique suite aux études des scientifiques de sa flotte. Contrairement à ce qui est couramment pensé, ce ne sont pas les Anglais qui découvrirent en 1er l’Australie mais les Portugais et les Espagnols pour la côte orientale et les hollandais pour la côte occidentale et dès le XVIème siècle !
La Grande Bretagne s’intéresse de nouveau à l’Australie suite à la sécession de sa colonie américaine en 1783 ne lui permettant plus de déverser son trop-plein de prisonniers.
Un première convoi « the First Fleet » part en mai 1787 avec à son bord 800 bagnards et 200 hommes de troupe et d’équipage.
Il arrive 8 mois plus tard et s’établit à Botany Bay vers Sydney. Parmi les prisonniers, ¼ périrent avant l’arrivée. L’installation et la vie sur la nouvelle terre se fait progressivement non sans famines, maladies et conflits internes.
D’autres colonies pénitentiaires vont progressivement se créer sur la côte Est, avec également l’arrivée de plus en plus nombreuse de migrants exaltés par la perspective d’un nouveau monde ou fuyant une misère dans l’ancien ou les deux... La ruée vers l’or au XIXème va accentuer le mouvement. Les Aborigènes sont progressivement dépossédés et chassés de leurs terres. Ils sont même  « civilisés » au mode de vie d’un bon chrétien par les gentils missionnaires. Polémique chaude sur les méthodes employées encore aujourd’hui.
L’Australie restera très proche de l’Angleterre comme pays du Common Wealth, même après sa constitution en fédération en 1901, et ce, jusqu’en 1986, date de rupture de ses derniers liens juridiques avec la Couronne.


Publié à 14:45, le 24/04/2010, Sydney
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22 au 24 avril : dernière étape Nouvelle Zélande à Queenstown

 

Avant de se poser à Queenstown, on décide d’aller visiter Arrowton, village qui a connu son essor suite à la découverte d’or dans les montagnes d’alentour. Pour attirer le touriste, le village a été reconstitué comme au XIXème siècle avec ses magasins, son église et ses maisons de mineurs. On tombe en pleine journée de fête locale ce qui rajoute un peu d’ambiance.

 

 

On part ensuite sur Queenstown où l’on se trouve un camping pour notre dernière nuit dans le van, on réserve la prochaine nuit dans un hôtel backpack. Il n’y a pas grand-chose de particulier à visiter mais la ville est vraiment très agréable avec ses magasins, ses bars et ses restaus.

 

 

Arnaud fait un tour de jetboat dans le canyon d’un creek donnant sur le lac. Je mets à jour le blog. On traine et on se repose avant notre grand départ pour l’Australie.

 

 



Publié à 13:20, le 24/04/2010, Queenstown
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